mardi 10 mars 2015

Et Si On En Parlait : Politique ivoirienne

 L’ex-Première dame Simone Gbagbo condamnée à 20 ans de prison 
Simone Gbagbo (elle avait déjà connu la prison en 1988)-archives
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’ex-Première dame Simone Gbagbo a été condamnée mardi matin à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour son rôle durant la crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait plus de 3.000 morts en Côte d’Ivoire...

La Cour, après avoir délibéré, condamne à l’unanimité Simone Gbagbo à vingt ans de prison pour attentat contre l’autorité de l’Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et trouble à l’ordre public, a énoncé le juge Tahirou Dembelé, après plus de 9 heures de délibération du jury.
Le parquet général avait requis une peine moitié moindre, soit dix ans d’emprisonnement, contre l’ex-Première dame. Surnommée la Dame de fer ivoirienne au temps où son mari Laurent Gbagbo était au pouvoir, Simone Gbagbo, vêtue d’une robe bleu clair, a accusé le coup à l’énoncé du verdict, son visage se durcissant. «Elle est un peu affectée», a déclaré à l’AFP Me Rodrigue Dadjé.
78 personnes étaient jugées à ses côtés pour leur rôle dans la crise post-électorale de 2010-2011, causée par le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences entre les deux camps ont fait plus de 3.000 morts en cinq mois.
Simone Gbagbo, 65 ans, est un personnage politique très clivant en Côte d’Ivoire. Elle a été autant respectée pour son parcours dans l’opposition que redoutée dans son rôle de présidente à poigne, souvent accusée d’être liée aux escadrons de la mort contre les partisans d’Alassane Ouattara, qu’elle a toujours honni.
Lundi après-midi, invitée à livrer ses derniers mots à la barre, la très dévote ancienne Première dame, faisant plusieurs références à la Bible, avait déclaré pardonner à la partie adverse ses injures.
«J’ai trouvé les avocats de la partie civile outranciers. J’ai subi humiliation sur humiliation durant ce procès. Mais je suis prête à pardonner. Je pardonne les injures, je pardonne les outrances. Car si on ne pardonne pas, ce pays connaîtra une crise pire que ce que nous avons vécu», avait-elle dit.
Pascal Affi N’Guessan, le patron contesté du parti pro-Gbagbo, qui souhaite représenter le Front populaire ivoirien (FPI) à la présidentielle d’octobre, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Cette peine est couverte par les deux ans de détention provisoire qu’il a effectués.
Michel Gbagbo, le fils de l’ex-président Gbagbo, issu d’un premier mariage avec une Française, a écopé de 5 ans d’emprisonnement.

Lateranga.info