jeudi 7 novembre 2013

USA: Diène Kaïré de retour: «Je ne m’étais pas perdu aux USA, j’avais juste raté mon vol»

«Je suis allé m’entraîner pour préparer toute une carrière….»
«J’ai appris beaucoup d’autres techniques que je vais montrer le jour du combat»
Diène Diouf Kaïeé (écurie Soumbédioune)
P
arti aux USA le 5 septembre 2013, Diène Diouf Kaïré (Soumbédioune) est rentré au bercail le mercredi dernier aux environs de 7 heures du matin en provenance de Rhode Island où il séjournait.

 Il affiche la forme et se dit prêt pour son prochain combat contre Konia (Habib Ndiaye). Pour Diène Kaïré, ces entraînements sont un début de préparation pour toute sa carrière. «Je ne suis pas parti aux USA pour Konia seulement, mais pour me préparer pour les autres combats à venir.»
«J’ai effectué des entraînements très difficiles»
«Dans l’intersaison, mon père et l’écurie Soumbédioune ont jugé bon que je devais partir m’entraîner aux USA pour préparer, non pas seulement le combat de Konia, mais tous les autres combats que j’aurai dans l’arène. Ce qui veut dire que c’est le début des entraînements, et que je dois y retourner très régulièrement tant que besoin sera. Aux USA, je m’entraînais comme un vrai fou. Des séances d’entraînements le matin et le soir. Tôt le matin, je faisais des gradins (escaliers) et de la boxe avec un professeur de boxe américain. On s’exerçait également dans tous les autres sports de combat et de contact. Le soir, je faisais de la musculation avec un préparateur physique. J’avais donc des coachs à ma disposition pour ces entraînements.»
«Je ne me prépare pas pour Konia seulement, mais pour toute une carrière»
«Mais vous savez, la boxe et la musculation ne suffisent pas pour la préparation d’un combat. C’est juste un complément. Il faut le mental. Il faut également la lutte pure et dure. Voilà pourquoi je n’ai fait que deux mois afin de revenir reprendre les contacts avec mes coéquipiers de Soumbédioune. Je prépare ce combat comme je ne l’ai jamais fait avant. Je mets toutes les chances de mon côté pour un bon résultat. J’ai entendu des gens dire que Konia est teigneux, qu’il est dangereux pour moi. Mais c’est que ces gens n’ont pas non plus appris à me connaître. Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, je ne prépare pas pour Konia seulement, mais tous les autres adversaires à venir. Je travaille pour toute une carrière, ça veut tout dire.»
«J’ai appris beaucoup d’autres techniques que je vais montrer le jour du combat»
«Voyez-vous ! Ce sont deux personnes qui luttent. Mais ce que j’ai remarqué avec mon prochain adversaire Konia, c’est qu’il est beaucoup attentiste. Il attend que l’adversaire prenne des initiatives pour procéder par des contres. Dans tous les cas, je ne pourrai ici vous dire que j’aborderai le choc avec telle ou telle autre technique. Une technique de combat ne se décrète pas. C’est selon ce que l’adversaire apporte comme stratégie que vous entrez vous aussi dans le combat. J’ai appris beaucoup de choses et d’autres techniques que je vais montrer le jour du combat.»
«Si je devais refaire ce combat contre Pape Mbaye 2…..»
«Loin de moi toute idée de vouloir salir la victoire de Pape Mbaye 2 sur moi, mais je tiens à dire que j’ai commis une grossière erreur le jour du choc. C’est la loi du sport, cependant. Si je devais refaire ce combat contre Pape Mbaye 2, je n’allais pas attendre qu’il développe sa stratégie. Je l’ai fait et cela m’a coûté très cher. C’est aussi le sport, tant que l’adversaire ne commet pas une erreur, l’autre ne gagne pas. Une fois de plus, c’est la loi du sport et j’ai gagné en expérience.»
«Aux USA, vous pouvez revenir avec n’importe quelle masse musculaire que vous voulez… »
«Je consommais plus de protéines. Le poulet, la viande, le poisson. Ce sont les médecins qui me le recommandaient car j’étais suivi par un médecin. La nourriture saine, les entraînements bien dosés, ça suffit. Je n’ai pas eu besoin de dopage. Quand vous revenez des USA, automatiquement les gens pensent que vous étiez allé vous doper. N’empêche qu’il y a également le dopage là-bas, je le reconnais. Aux USA, vous pouvez avoir toute sorte de masse physique que vous voulez en si peu de temps. 100, 120, 130 ou 140 kg. Mais cela ne m’intéresse pas. J’ai travaillé avec des professionnels qui m’ont mis sur la bonne voie. Le dopage ne fait pas partie et ne fera jamais partie de mon programme d’entraînement même si je vais 100 fois aux USA.»
«Mes condoléances à toutes les familles éplorées»
«J’ai appris le décès de beaucoup de personnes lorsque j’étais aux USA. D’abord, un jeune de mon écurie, du nom de Moussa Sy, victime de violences lors des Navetanes. J’ai aussi appris les décès de Falaye Baldé, père d’Ama Baldé, Pape Kane, père de Ndiaye Malick et Cheikh Kane, Landing Diamé, Khady Diouf. Tout dernièrement, j’ai un ami, un jeune de mon quartier du nom de Tapha Sarr, qui est décédé la veille de mon arrivée ici. Il était lutteur et pratiquait aussi le bras de fer sportif. A tous les combats d’Arena Tour, il se tenait devant le portail pour assurer la sécurité. Mes condoléances les plus attristées à toutes ces familles frappées par ces deuils. Et que Dieu acceptent l’âme des disparus au paradis !»
«Je ne m’étais pas perdu aux USA, j’avais juste raté mon vol»
«C’était la première fois que je quittais ma famille, mon pays, pour me rendre aux USA. Je ne parle pas l’anglais. Une fois arrivé à Washington DC, je devais faire un transit, c’est-à-dire changer de vol pour prendre un autre vol puisque ma destination finale était Rhode Island. Je ne l’ai pas fait. Tout était écrit en anglais. Je suis allé m’asseoir à la salle d’attente et mon avion est parti pour me laisser là. J’ai dû prendre un autre vol 5 heures de temps après, pour rejoindre Rhode Island. Mais j’avoue que j’ai paniqué un peu car c’est le plus puissant pays du monde. Il comprend 52 Etats, c’est-à-dire 52 pays regroupés en un seul. Il y a de quoi paniquer dans cette immensité. Mais Dieu merci, avec l’intervention de mon père et de mon tuteur là-bas, tout s’est bien passé.»

Par Mamadou KONÉ

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