mardi 19 novembre 2013

Lutte avec frappe: Arbitres attention, plus de vigilance !

Arbitres
L
a première journée de lutte de la saison 2013-2014 s’est déroulée au stadium Iba Mar Diop le dimanche dernier. Dix (10) lutteurs étaient en lice et cinq (5) sont sortis victorieux. Mais l’issue du combat Diarra 2 (Raam Daan) et Clinton (Walo) interpelle les arbitres à plus de vigilance...
En boxe anglaise, lorsqu’un combattant est en mauvaise posture et que son coach sent qu’il ne peut plus continuer, il jette l’éponge et l’arbitre met fin au combat. Ce n’est pas le cas dans la lutte qui est pourtant un sport de combat où les deux antagonistes peuvent verser carrément dans le pugilat.
Diarra 2 / Clinton : Un véritable massacre
L’issue du combat entre Diarra 2 et Clinton doit interpeller nos arbitres à plus de vigilance. Les deux lutteurs étaient portés sur la bagarre. Ils sont plusieurs fois allés chez le médecin pour des soins. Mais visiblement, Diarra 2 était plus frais que Clinton et cela s’est ressenti lorsqu’ils sont revenus de la pause après 10 minutes de bagarre. Vers la 13ème minute, Clinton qui avait encaissé plusieurs coups de poing au visage, ne tenait plus. Il n’avait ni ressources physiques pour repousser les assauts de Diarra 2, ni la moindre garde pour se protéger. Et l’adversaire ayant senti cette faille, avait entamé un travail au corps, une véritable destruction. Il a failli qu’il fasse une sortie, quasiment incapable de se tenir sur les pieds pour que les médecins arrêtent le combat sur décision.
De la responsabilité de l’arbitre…
Les arbitres auraient dû mettre fin à ce combat plus tôt car il suffisait d’une belle frappe sur une zone névralgique : Sur la pomme d’Adam, sur l’œil ou ailleurs pour que l’irréparable se produise.
Le combattant peut être sévèrement sonné (groggy), sans pour autant tomber. Si son coach l’ayant vu en difficulté ne jette pas l’éponge pour sauvegarder sa vie, l’arbitre ou les arbitres doivent prendre leur responsabilité et mettre fin à la partie. La lutte avec frappe est peut-être le seul sport de combat au monde qui se pratique sans la moindre protection. Par ailleurs la rotation de la tête sur le cou n’a qu’une certaine amplitude, car l’être humain ne peut tourner son cou comme le fait le hibou. Donc si un violent coup de poing atteint un combattant ramolli, déséquilibré et sans défense (comme l’était Clinton le dimanche passé) au menton et que son menton (cou) tourne à une amplitude plus que la norme, c’est la mort garantie.
Les arbitres sont hic et nunc interpellés pour plus de vigilance sinon on déplorera un cas de coma ou mort d’homme en direct au stade. Ce n’est pas une lutte à mort.

Mamadou KONÉ

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